Je n'accepte que les commentaires anonymes, sans aucune modération.

mercredi 5 juin 2013

Résidus de résidence

J'ai eu la chance d'être sélectionné suite à un appel à projet pour une résidence d'écriture par La Marelle à La Villa des auteurs sur La Friche La Belle de Mai durant tout le mois de mai justement.
Quelques photos prises sur le vif des coulisses de ce séjour à Marseille, au gré des parcours à pieds, flâneries et autres dérives dans les rues.

Joli détournement en façade de l'école maternelle Bernard Cadenat dans le quartier Belle de mai.

Sur un recoin de la Friche.

Rue Raymondino.

Installation involontaire près du Vieux Port.

Aperçu de l'intérieur du magasin Intersol ou Intersolde selon l'humeur, rue Bernard.

On annonce la couleur sur la corniche.

Un conseil pour tous les thésards, ne pas se tromper de voie !

Squat La caserne rue Masséna, en face de la caserne Muy, gigantesque coquille vide.

Un autre mur du squat La caserne.

Fragment d'une entreprise florissante rue Bénédit.

Rue Bénédit encore, quel est le verbe manquant. Je "vais" réussir tout seul, je "dois" réussir tout seul, je "peux" réussir tout seul, je "pense" réussir tout seul, je "laisse" réussir tout seul...

Abondance de biens ne nuit pas, devant le portail de La Villa des auteurs.

Boulevard Allemand.

Vers le cours Julien.

Tampon lumineux apposé sur la façade de la Villa des auteurs sur la Friche Belle de mai pendant le festival 48h Chrono du 17 au 19 mai, un petit bord pénétrait dans la salle de bains.

Sous le viaduc SNCF de la rue Guibal.

Belle intervention sur une affiche à l'arrêt du 49 près de la Friche.


Quartier Longchamp.

Panneau à l'entrée de l'ancienne maternité Belle de mai, fermée en 1996, Gaudin et Zidane y sont nés comme la moitié des marseillais.

Dessous du viaduc de Plombières.

Rue Guibal.

Vers la rue des Tyrans.

Aux puces, quartier des Crottes.

Et pour finir...


jeudi 25 avril 2013

Miracle dominical



En ce dimanche de relative douceur et de clémente hygrométrie, j'ai lâché quelques livres complets mais usés dans ma rue. J'ai disposé mes 7 volumes sur le rebord d'une fenêtre d'une maison inoccupée, à la vue des passants. Plus tard dans l'après-midi, j'accomplis mon devoir de bobo en me rendant au récup' papier et reviens par l'autre bout de ma rue. Arrivé au niveau de la fenêtre, je découvre que les livres se sont multipliés comme les pains et les poissons dans la Bible au point de déborder sur l'autre fenêtre et que, de surcroît, leur état s'est beaucoup amélioré. Le lâché inopiné s'était transformé en échange improvisé. Je rentre chez moi avec du Vian, Tabucci, Mishima, Simenon, G. Eliot...


  

vendredi 12 avril 2013

Guillaume-bite





J'ai un besoin impérieux de vérité tangible sur le monde aujourd'hui. Je plonge donc au coeur du bouleversement contemporain en me rendant à la FNAC où un rayon papeterie a remplacé le secteur chanson française. Quelques feuilles de bloc notes traînent, offertes aux clients pour essayer crayons et stylos. Je tombe sur trois d'entre elles qui m'apparaissent d'emblée comme un puissant autoportrait minute en triptyque. Sur la première, le prénom Guillaume est affirmé en quatre étapes après deux balbutiements qui portent la trace émouvante d'un langage en formation ("GUI" et "Guill"). D'abord, il apparaît. Simple nom propre presque timide dans son encre bleue renvoyant à l'époque initiatique de l'école bien de son âge. Le trait est ensuite, appuyé, affirmé, les lettres enflent. Les limites du stylo étant atteintes, le nom est souligné d'une saillie rouge dont l'évidente symbolique éréthique se réalise dans l'ultime étape : une bite. Guillaume est une bite, il EST bite de tout son être, il agit bite, il pulse bite, il explose bite, et surtout : il ne pense pas comme il l'écrit en toutes lettres sur la deuxième feuille marquée de saccades, biffures féroces, chorées extatiques, explicite transcription de la branlette de Guillaume-bite, de ses émissions nocturnes et de ses poussées de poils. Seule la bite et une occurrence du prénom sont identifiables au milieu de ce grouillement, la bite est même permanence comme le prouve la reproduction presque à l'identique de celle en feutre sang. Quelque forme d'un bleu des origines ronde et fermée sur elle-même évoque vaguement un phantasme oedipien bien de son âge. Après ce climax cathartique, c'est l'angoisse de la castration qui hante la troisième feuille d'un dépouillement presque mystique. La bite veut occuper tout l'espace, tout Guillaume, dans une tumescence proche du fétiche. L'écriture extériorisé est balayée, un mot est ébauché puis rayé frénétiquement par une insatisfaction existentielle bien de son âge. Quelques excrétâts tortueux persistent dans le pressentiment du vide, la feuille blanche.

N.B. Je voudrais exprimer mon indignation devant les dégradations puériles de ces pièces inestimables auxquelles se sont livrés des vandales anonymes qui se sont crus malins d'inscrire des commentaires du genre de ce "Oh !" faussement offusqué et réactionnaire et cet "encore !" ironique et mesquin venant altérer la beauté toute en retenue de la dernière feuille. Heureusement, Une restauration complète de cette oeuvre admirable va pouvoir être entreprise grâce à des mécènes russes.    

mercredi 13 mars 2013

Episode remarquable



Bloqué par la neige au sol à l'aéroport, les marques de sacs à main commencent toutes par un "l" et une nasale (Lancel, Lonchamps, Lancaster...), la vodka répandue par un type mécontent que le personnel au sol ne lui en ait pas offert de la polonaise fait briller la surface du grand hall au petit point où il se tient, sa femme et ses 7 valises sur un chariot qui glisse lentement sur la vodka hors de la zone aéroportuaire. J'ai un visa pour assister sans encombre sur le périphérique interdit de poids lourds à la fin du phénomène dans l'hôtel de mon choix à la première localité venue. L'hôtel Excelsior, avant ou après. Il faut partir avant 11h00 et on ne peut pas manger après 21h00. Je demande une chambre. Bien sûr, ils n'ont que des doubles.  

samedi 22 décembre 2012

21/12/2012



Dans l'après-midi, la fin du monde a culminé à 60 km/h dans le centre ville de Toulouse, ça m'a coûté un parapluie. Plus tard à la FNAC, j'ai poireauté dans une fin du monde en serpentin longue de plusieurs mètres. Le soir, en me pressant pour aller chercher le pain que j'avais oublié, j'ai glissé sur une fin du monde bien ramollie par la pluie...